La commissaire-priseure Astrid Guillon met en vente la collection d’un amateur qui a souhaité rester anonyme. Dans sa collection, plus de 250 montres Lip, mais aussi des Yema, des Mortima, des Difor et bien d’autres anciennes marques françaises devenues des symboles de la gloire horlogère passée ou présente. Revue d’inventaire.

Nul doute que certains amateurs d’horlogerie du Haut-Doubs ont prévu de faire le voyage à Besançon les 26 et 27 mars à la Maison de vente aux enchères d’Astrid Guillon, commissaire-priseure installée au 3, rue de la Liberté, dans le quartier des Chaprais. La salle des ventes risque d’ailleurs d’être un peu exiguë. Ces deux jours-là seront consacrés à la vente exceptionnelle de la collection d’un amateur européen qui a souhaité rester anonyme.

Astrid Guillon, commissaire- priseure à Besançon est également une passionnée d’horlogerie.

Au catalogue, un ensemble de 550 montres essentiellement des années soixante et soixante-dix, apogée de l’horlogerie dans notre région, dont près de 275 montres Lip d’époque. Et à côté des Lip, d’autres marques dont la plupart ont aujourd’hui disparu (ou alors leur licence rachetée et relancée) mais qui restent présentes dans l’inconscient collectif local seront en vente le lendemain. « Nous proposons notamment une belle collection d’une soixantaine de montres Yema. » Et d’autres marques comme Électra, Difor, Sarda, Mortima, Jaz, Bulova, LOV, Mondia, MOD... Elles seront plus de 250 en vente aux plus offrants. « Nous attendons beaucoup de monde ces deux jours-là, plusieurs dizaines de personnes dans notre salle, et sans doute plusieurs centaines en direct sur Internet, de France ou de l’étranger » observe Astrid Guillon.

Au total, 250 montres Lip seront vendues aux enchères.

Le premier jour de vente sera consacré à Lip, avec des incontournables comme des chronographes des années 1960 et 1970, des Lip « design », des créations de Roger Tallon, Michel Boyer, François de Baschmakoff, des Lip Nautic-Ski, CaLIPso, Lip Stop, Lip Alarme, Lip Thermomètre, Lip Mémo, des Lip à heures sautantes ou encore des Grand Pavois et des Navyking de Genève, et des R27 en or jaune ou chromées. La même R27 dont un modèle appartenant au Général De Gaulle a été vendu plus de 500 000 euros lors d’une vente à Paris à l’automne dernier !

L’horlogerie bisontine et haut-doubienne sera à l’honneur le second jour de vente avec une majorité des montres fabriquées localement par des générations d’horloger(ère)s. D’autres marques enfin figurent au catalogue de ces deux jours de vente, notamment suisses, dont Longines, Nivada, Tissot. De quoi se faire plaisir pour quelques dizaines d’euros, estimations les plus basses, à quelques centaines d’euros et jusqu’à 2 000 pour certains modèles. Mais les enchères peuvent monter plus haut pour certains modèles iconiques.

Car la passion n’a pas de prix. Astrid Guillon avait déjà organisé en novembre 2021 une première vente de 250 montres Lip qui avait totalisé près de 100 000 euros de recettes, avec 100 % de lots vendus. « On avait alors doublé l’estimation globale » note la commissaire-priseure.
Le catalogue complet de ces prochaines ventes est en ligne sur www.astridguillon.com

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