Premier Pontissalien de l’histoire à circuler en Deudeuche électrique, Christian Guibelin a beaucoup apprécié le confort apporté par cette technologie baptisée rétrofit. Au point d’équiper également l’auguste mobylette de son père d’un moteur électrique.

Entre l’entretien d’un véhicule thermique et de son homologue électrique, il a vite fait son choix. « Mon père aurait sans doute rêvé d’avoir une mobylette électrique. Plus besoin de faire le mélange essence, huile, de pédaler pour démarrer, de nettoyer le carburateur. Il suffit maintenant de mettre la batterie en service et de presser sur le contact », apprécie ce collectionneur de tenues militaires qui possède également quelques véhicules anciens à deux ou quatre roues. Dont la mobylette A.V. 49 de son père Michel. Un modèle assez rare sorti en 1967 et commercialisé seulement pendant trois ans. « Il avait acheté ce modèle utilitaire chez Pernet en 1970 et il s’en servait pour aller travailler chez Dubied puis Schrader. La voiture servait uniquement pour les sorties du week-end. »

“Si mon père avait eu ça, il aurait été heureux comme un pape”, explique Christian Guibelin assis sur la mobylette paternelle, une mobylette A.V. 49 encore en très bon état.

Très bien conservée, cette mobylette A.V. 49 a été immatriculée en 2010 pour permettre à la soeur de Christian Guibelin de participer à des sorties en mobylette. « Comme on l’utilise très peu, il faut refaire l’entretien de base à chaque remise en route. C’est fastidieux. J’ai lu un article sur la conversion des cyclos à l’électrique dans “La vie de la moto”. J’ai contacté la société Noil qui fabrique des moteurs et travaille avec des installateurs locaux, en l’occurrence l’entreprise Marguet à Montbenoît. »

Ces kits électriques peuvent bénéficier d’aides dont le montant varie en fonction de la situation géographique. C’est plus avantageux par exemple en Zone à Faibles Émissions (Z.F.E.). « Le kit m’a coûté 2 000 euros avec 50 % d’aide au moment de l’achat. J’ai commandé moi-même le kit chez Noil puis j’ai emmené la mobylette chez Marguet en décembre. »

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Vitesse bridée à 45 km/h, la mobylette dispose aujourd’hui d’une autonomie de 60 km. Elle a du couple et des accélérations à faire pâlir de jalousie bien des scooters. Christian Guibelin est plutôt satisfait d’avoir donné une seconde jeunesse à ce bien familial qu’il avait conduit quand il était à l’école militaire à Tulle. « Mon père l’avait mis dans le train. Je l’ai récupéré à la gare et je suis allé voir un copain qui vivait du côté du Chemin des Dames. » Bon mécano, Christian Guibelin a profité du passage à l’électrique pour installer des clignotants sur cette mobylette désormais prête à relever le défi climatique. À chacun sa décarbonation !


Cet article vous est proposé par la rédaction de La Presse Pontissalienne
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