La collectivité a conduit une étude diagnostic dans le but de reconfigurer complètement l’offre V.T.T. sur son territoire. Pour devenir une destination V.T.T. familiale et sportive.
Avec plus de 250 km de chemins et pistes de V.T.T. balisés et reconnus par la Fédération française de cyclisme, le Val de Morteau a déjà une culture ancienne de la pratique du V.T.T. Mais hormis une piste verte au Gardot, une bleue du côté du Bois du Geai, la plupart des autres restent réservées aux plus sportifs des pratiquants. Ces circuits pourtant, qui existent depuis le boom du V.T.T. dans les années quatre-vingt-dix, ne sont sans doute plus complètement au goût du jour.
D’où la volonté des élus de la C.C.V.M. de revoir totalement leur copie en matière de vélo tout-terrain et de réfléchir à la reconfiguration complète de l’offre. Pour cela, un groupe de travail constitué d’élus communautaires, d’habitants et de professionnels du V.T.T. (notamment Romuald Philippot et son école de V.T.T.), et avec l’appui du Département du Doubs et de l’E.N.J., a conduit une étude-diagnostic en 2023 et 2024 dont les conclusions serviront d’appui à la redéfinition complète de l’offre V.T.T. dans le Val de Morteau. « L’année 2025 sera donc consacrée à la définition de nouvelles offres V.T.T. avec une étude de faisabilité qui doit aboutir à un plan pluriannuel d’investissement étalé sur plusieurs années » résume Thomas Goguillot, le responsable du service tourisme à la C.C.V.M.

Si le contenu précis de ce plan de développement reste à finaliser, on peut en dévoiler les principaux contours. Plusieurs pôles nouveaux seraient créés autour notamment du site du Gardot, identifié comme centre névralgique du projet. Un pôle avec ses sentiers spécifiques serait dédié au V.T.T. électrique (voir plus loin) et au gravel (ces vélos aussi bien à l’aise sur la route que sur les chemins), d’autres sentiers seraient réservés au V.T.T. handisport, un espace ludique avec parcours et équipements sécurisés serait envisagé du côté du Gardot, ainsi qu’une offre enduro autour de plusieurs sommets emblématiques du Val (Meix Musy, Mont Vouillot, Mont Châteleu, Châtelard, etc.). « Tout est réfléchi pour apporter des éléments différenciants par rapport à d’autres stations et pour coller aux attentes actuelles des pratiquants » synthétise Thomas Goguillot.

Les élus communautaires devraient valider ce plan V.T.T. d’ici la fin de l’année. Les aménagements seraient ensuite étalés sur les trois ou quatre années suivantes. À ce stade, le budget précis consacré à ce projet n’est pas encore défini. La C.C.V.M. espère pouvoir compter sur le soutien de partenaires publics pour co-financer ce plan de développement.
À l’échelle du Haut-Doubs Horloger, le site de la Combe Saint-Pierre à Charquemont nourrit également de grandes ambitions autour du V.T.T. Sous l’égide du Parc Naturel régional du Doubs Horloger, un sentier d’itinérance (peut-être franco-suisse) devrait également voir le jour. Le Val de Morteau mise aussi sur le V.T.T. comme vecteur de l’économie touristique locale. Une étude nationale estime que chaque cycliste qui séjourne à un endroit y dépense entre 70 et 80 euros par jour.
