La pratique du vélo fait partie intégrante des mobilités douces. Si le manque d’aménagements est constaté, le plan Doubs horloger orchestré par le Parc naturel régional du Doubs horloger met en place des actions pour favoriser la pratique de la marche et du vélo.

Le diagnostic posé par le Parc naturel régional (P.N.R.) du Doubs Horloger est sans appel : sur le territoire du Pays Horloger (qui recouvre les communautés de communes du Val de Morteau du Plateau du Russey et du pays de Maîche), seul 0,3 % des personnes utilisent le vélo pour le trajet domicile-travail. Quand la moyenne nationale se situe à 5 % en moyenne. Et les objectifs nationaux veulent porter ce chiffre à 12 %.

Des consignes pour vélo ont été installées à la gare de Morteau il y a un
« On est un peu en retard », euphémise Alizée Betsch, chargée de mission Mobilités douces au sein du P.N.R. Élément positif : il y a tout un potentiel à exploiter. « Ce qui manque pour développer la marche comme le vélo, ce sont les aménagements », remet Alizée Betsch.

Dès 2022, le P.N.R. et les collectivités lancent le plan Doubs horloger, le futur réseau piéton et cyclable, dont l’objectif est de développer des aménagements cyclables. Soit 170 km d’itinéraires cyclables projetés dont des itinéraires jalonnés. « Il s’agit de petites routes avec peu de fréquentation. On sécurise les carrefours et on indique ces petites routes plus sécuritaires que les grands axes sans voies cyclables », explique la chargée de mission.

Trois ans plus tard, ce plan Doubs roule. Des premiers aménagements ont déjà été mis en place. Le plus impactant étant la voie douce reliant Morteau et Montlebon et sa passerelle. Des études de faisabilité pour des liaisons entre Morteau et Grand’Combe-Châteleu, entre Grand’Combe-Châteleu et Les Gras, entre Les Fins et Le Bélieu et entre Morteau et Villers-le-Lac, ont été réalisées. Cette dernière portion, reconnue comme dangereuse par les cyclistes, n’est pas près d’être transformée en liaison douce. En raison de sa géographie et des zones humides, peu de solutions d’aménagement existent. « Une solution serait de décaisser la montagne. Mais les coûts seraient faramineux », observe Alizée Betsch.

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Des chaussées à voie centrale banalisées, des voies vertes, des bandes cyclables ont été créées dans les trois communautés de communes. À Morteau, une expérimentation est en cours, notamment devant le lycée Faure. Elle consiste à retirer du stationnement ou à transformer des voies à double sens en sens unique pour créer un espace pour une voie verte. Ces aménagements s’appuient également sur les points-nœuds développés par le Département.

Au printemps, une quarantaine d’arceaux de vélos vont être posés dans le Val de Morteau. À ces équipements s’ajoutent des consignes pour ranger ses vélos à la gare. Enfin, le P.N.R. a créé la marque Owdoo, « une marque de mobilité partagée entre les trois collectivités pour sensibiliser autour du vélo et de la marche », souligne Alizée Betsch. Le P.N.R. voit cependant plus loin et vient de lancer un plan de mobilité simplifié. Des enquêtes de mobilité ont été menées sur le territoire. « Cela inclut toutes les mobilités : voiture, covoiturage, transport en commun, liaison avec les territoires voisins, éclaire Alizée Betsch. Nous sommes en train d’analyser les résultats pour poser un diagnostic. L’objectif est de dessiner des scénarios pour favoriser et développer les mobilités douces. Les élus s’en emparent ensuite selon leurs objectifs. On sait bien que c’est un chantier énorme. »


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